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Communiqué du Dicastère pour la Doctrine de la foi du 22 février 2025.
Par François-Michel Debroise




Les documents du Dicastère pour la Doctrine de la foi


Le communiqué sur les écrits de Maria Valtorta

Les normes procédurales pour le discernement des phénomènes surnaturels présumés

Liste des documents du Dicastère

François-Michel Debroise est un auteur et conférencier spécialiste de la mystique catholique Maria Valtorta, au sujet de laquelle il a publié de nombreux ouvrages et fondé le site maria-valtorta.org, qui lui est consacré.

 De quoi s’agit-il ?
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Le document émis par le Dicastère pour la doctrine de la foi (DDF) se présente comme un communiqué relativement bref "À propos des écrits de Maria Valtorta". Il se compose de trois parties :

1. d’une motivation : l’afflux de demandes pour connaître la position de l’Église sur l’Évangile tel qu’il m’a été révélé et "d'autres publications."

2. d’un exposé de la position : elle est reprise sans changement d’une ancienne lettre de la conférence des évêques d’Italie à l’éditeur (mai 1992).    

3. d’une justification : Dans sa longue tradition, l’Église ne reconnaît comme normatifs et sûrs que les "Évangiles inspirés" (canoniques).

Ce communiqué a été repris aussitôt par des médias catholiques titrant presqu’unanimement : "Les "révélations" de Maria Valtorta ne sont pas surnaturelles[1]." Et le justifiant pour certains, (mais pas tous), par un long exposé de pièces à charge. Il s’agirait donc d’un jugement du Dicastère condamnant définitivement la surnaturalité des écrits de Maria Valtorta, autrement dit de l’intérêt grandissant que leur accordent ses lecteurs.

Retenir cette hypothèse serait déclarer irrecevable le texte du Dicastère car il contreviendrait gravement aux
Normes procédurales pour le discernement de phénomènes surnaturels présumés, récemment publiées (17 mai 2024).  

Mais c’est, par contre, soulever la question de la pastorale,

et renvoie à la culture des révélations privées.

 La compréhension outrepassée du communiqué   
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Retenir ce communiqué comme l’expression officielle d’une non-surnaturalité des écrits de Maria Valtorta serait en effet irrecevable, au regard des récentes Normes procédurales. Selon ses termes :

1. La hiérarchie ecclésiale n’a plus pour but de se prononcer sur le caractère surnaturel ou non, mais d’examiner le contenu de ses phénomènes présumés et d’en délivrer une lecture prudentielle[2] graduée en six niveaux[3]. Or, ce communiqué ne contient pas d’interdiction de lecture.          

2. Si, exceptionnellement, il était nécessaire de se prononcer sur l’origine divine d’un phénomène, seule l’initiative du pape pourrait y statuer
[4]. Or, rien n’indique une telle initiative ici, d’autant que sa parution correspond à une hospitalisation prolongée du Saint-Père et qu’aucun événement exceptionnel n’est mentionné.

3. Le constat de non-surnaturalité (toujours possible par le Dicastère) doit être fondé sur des faits et des preuves concrètes et avérées
[5]. Or, aucun fait n’est avancé ici et les exemples fournis par les normes ne s’appliquent pas au cas de Maria Valtorta. Il s’agit d’une position inchangée depuis 33 ans.          

4. Aucune enquête, obligatoire et officielle, n’a été menée selon les quatre critères exigés par les normes procédurales. Selon l’article 10,elles cherchent à savoir :
a) s'il est possible de discerner dans les phénomènes d'origine surnaturelle présumée la présence de signes d'une action divine ;
b) si, dans les éventuels écrits ou messages des personnes impliquées dans les phénomènes présumés, il n'y a rien de contraire à la foi et aux bonnes mœurs ;
c) s'il est licite d'en apprécier les fruits spirituels, ou s'il est nécessaire de les purifier d’éléments problématiques ou de mettre en garde les fidèles contre les dangers qui en découlent ;
d) s'il est opportun qu'ils fassent l'objet d'une valorisation pastorale de la part de l'autorité ecclésiastique compétente
[6]."

5. L’enquête doit être confiée à l'Évêque diocésain en dialogue avec la Conférence épiscopale nationale afin d'examiner les phénomènes surnaturels présumés survenus sur son territoire et de formuler un jugement final soumis à l’approbation du Dicastère, y compris la promotion éventuelle d’un culte ou d’une dévotion qui leur soient liés
[7]. Or, l’archevêque de Lucques, évêque diocésain pour le cas de Maria Valtorta, a interprété ce même avis émis en 1992, comme un conseil de lecture prudentielle mais non comme une condamnation qui aurait entraîné l’interdiction de lire[8]. Il n’a, par ailleurs, pas encore remis de rapport final, encore moins des conclusions pouvant justifier un constat de non-surnaturalité.

6. Le document du Dicastère se présente comme un simple communiqué sans référence explicite à une décision datée et sourcée, bien éloigné des notes qui accompagnent habituellement ses décisions
[9] ou à des communiqués similaires qui portent tous la mention officielle "constat de non supernaturalitate"[10] complètement absente ici.

Une interprétation tendancieuse           
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Commentant l’expression stricte des faits, certains médias se sont appuyés sur des arguments à charge reproduits par mimétisme. Par exemple, citer comme référence théologique l’avis d’un seul théologien sans expérience, sans chaire d’enseignement et sans publications, tout en omettant les positions de théologiens reconnus, dotés d’une solide expertise et occupant des responsabilités dans des universités pontificales, ne peut être considéré comme une démarche neutre.     

Il en va de même pour les sources invoquées. Chacun peut constater que le communiqué du Dicastère ne fait plus référence à l’Index, aboli en droit et en conséquence depuis 59 ans. D’autres citations relèvent d’une confusion de sources, ce qui contribue à entretenir l’ambiguïté
[11].

La lecture prudentielle       
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Cette distinction entre condamnation et lecture prudentielle est essentielle pour comprendre la position de l'Église face aux écrits de Maria Valtorta. Une condamnation formelle aurait une portée dogmatique et disciplinaire claire, interdisant explicitement aux fidèles de tenir ces écrits pour inspirés d’une quelconque manière divine. Or, la formulation retenue, tant en 1992 qu’en 2025, exclut une telle interdiction stricte.   

La nuance entre "ne sont pas d'origine surnaturelle" et "ne peuvent être considérées comme d'origine surnaturelle" traduit un choix délibéré de prudence ecclésiale. La première formulation, serait un jugement sur l’œuvre elle-même. Elle relèverait d’un jugement définitif et catégorique, tandis que la seconde est un conseil aux lecteurs. Elle laisse place à une appréciation personnelle dans le cadre de la doctrine catholique. Cela signifie que, bien que l’origine divine ne soit pas reconnue officiellement, il n’est pas interdit de lire ces écrits dans une perspective de méditation ou d’édification spirituelle, sous réserve d’une interprétation conforme à la foi.         

Cette approche prudentielle s'inscrit dans une tradition bien établie, rappelée notamment par Benoît XIV (Lambertini, 18° siècle) dans son traité de référence sur les béatifications et canonisations, où il précise que l'Église, face aux révélations privées, ne donne qu'une approbation négative, c'est-à-dire qu'elle ne garantit pas leur origine divine, sans pour autant les rejeter en bloc
[12]. Cette prudence a été maintenue à travers les siècles, depuis les interventions de Pie X sur les phénomènes mystiques jusqu’à celles de Benoît XVI (Ratzinger) qui, en tant que préfet de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi, soulignait l'importance d'une distinction claire entre la Révélation publique close avec les apôtres et les révélations privées, toujours subordonnées à celle-ci[13].       

Ainsi, le fidèle soucieux de respecter l’enseignement de l’Église doit garder à l’esprit que les écrits de Maria Valtorta, s’ils ne bénéficient d’aucune reconnaissance officielle de leur caractère surnaturel, ne sont pas pour autant frappés d’interdiction absolue. C’est précisément cette distinction qui permet d’envisager leur lecture dans une démarche de discernement personnel, éclairé par la doctrine catholique et dans un esprit d'obéissance aux autorités ecclésiales
[14].

 L’enjeu pastoral    
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Les quatre prises de paroles officielles sur les écrits de Maria Valtorta (1960, 1992, 2021, 2025) ont toutes souligné la popularité grandissante de ces textes. Les réactions varient de l’hostilité méprisante[15], à l’accueil collaboratif[16], en passant par une attitude neutre. Le lectorat de Maria Valtorta est désormais un mouvement repéré et multiforme qui rayonne dans les pays où sont parlées les 30 langues dans lesquelles ces écrits sont traduits.

Le lectorat francophone est le plus important et le plus actif comme le soulignait la commission doctrinale en 2021 :

"La diffusion des écrits de Maria Valtorta s’intensifie depuis deux ans au moins. On rencontre, en plus des fidèles qui se nourrissent de ces textes, des prêtres qui répandent ces écrits, des groupes de lecture de Maria Valtorta dont les activités sont à certains endroits annoncées dans les feuilles paroissiales. Des associations et des sites internet diffusent à grande échelle des mails commentant l’évangile du dimanche par des textes de Maria Valtorta."

Une estimation empirique évalue le lectorat francophone "engagé" des écrits de Maria Valtorta entre 50 000 et 80 000 personnes. Ce chiffre peut sembler modeste ou significatif selon le point de comparaison choisi avec d’autres mouvements[17]. 

Il est à noter que cette expansion, qui se poursuit depuis près de soixante-dix ans
[18], ne s’explique pas par un soutien médiatique—bien au contraire, comme en attestent les récents événements—mais par la force intrinsèque de l’œuvre elle-même. Cette dynamique invite à un dialogue approfondi entre les structures ecclésiales et les lecteurs, afin de favoriser une meilleure compréhension mutuelle. L’enjeu sera pour les uns d’admettre qu’il n’est pas possible de déroger à une règle générale sur les révélations privées, et pour les autres d’admettre qu’on peut légitimement avoir la conviction personnelle d’un don du Ciel authentique.        

L’expérience le démontre : les fruits spirituels et pastoraux des écrits de Maria Valtorta sont tangibles
[19]. Ils se traduisent par des vocations, des conversions et un engagement renouvelé dans l’Église, autant de réalités qui ne sauraient être attribuées aux seuls talents narratifs de l’auteure. L’Église catholique en est la principale bénéficiaire. Les lecteurs, loin de constituer un groupe structuré, y forment un flux constant de fidèles, certains se sentant appelés à s’engager dans les services d’Église ou dans le sacerdoce. Ce phénomène, bien que largement constaté depuis des décennies, demeure encore peu étudié.    

Si ces écrits conduisent à l’Évangile et à l’Église aux portes de laquelle frappe son lectorat, il est essentiel d’en respecter la source sans la sous-estimer ni chercher à l’étouffer. L’expérience immersive de L’Évangile tel qu’il m’a été révélé n’annonce pas un autre Évangile, elle y mène. Loin de le contester, elle en renforce l’authenticité historique—ce qui est rare. Il ne s’agit pas d’une version romancée, mais d’une illustration d’une parfaite orthodoxie. Cette œuvre se distingue ainsi de toutes les "vies de Jésus" par la lecture typologique
[20] qu’elle propose, conformément aux recommandations de Dei Verbum. On y retrouve, sans contradiction ni omission, les 373 unités narratives des Évangiles canoniques—appelés par Jésus lui-même "L’Évangile éternel" dans les dictées à Maria Valtorta—ainsi que des références profondes et vivantes à 87 % des 1 334 chapitres de la Bible catholique, harmonieusement intégrées dans la beauté du texte[21]. Il s’agit donc d’un véritable pèlerinage spirituel à travers le temps et l’espace, offrant une rencontre saisissante avec le Christ vivant et conférant à ces écrits une place unique.       

Il n’est donc pas surprenant que des évêques, comme ceux de Chine, aient sollicité la traduction de cette œuvre pour en faire un outil puissant d’évangélisation
[22].

 Les révélations privées
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Les écrits de Maria Valtorta sont-ils un "évangile apocryphe" comme le qualifie le communiqué ?    

Oui si on se souvient que dans l’Église catholique, un évangile est qualifié d’apocryphe lorsqu’il ne fait pas partie du canon des Écritures reconnues comme inspirées par Dieu et reçues comme règle de foi (Révélation publique).        

Non, si on lui donne le sens commun de faux. Le canon catholique des Écritures intègrent aujourd’hui des livres considérés comme apocryphes au temps des cathédrales et des monastères. On honore Ste Anne et St Joachim, inconnus des Évangiles mais que rapporte le Protévangile de Jacques, un apocryphe du II° siècle. Et les Transitus Mariae ont longtemps rapporté la "légende" de l’Assomption, inconnue de l’Évangile, que l’Église n’a reconnu comme dogme de foi qu’au terme de 20 siècles … et d’autant de débats.       

La sainte prudence est donc aussi requise dans une lecture trop rapide de l’information. C’est pourquoi nous croyons à la lecture prudentielle que recommande l’autorité ecclésiastique. Nous croyons à la conviction que nous a donné la lecture de cette œuvre si authentiquement inspirée. Nous croyons à la liberté constitutive des enfants de Dieu défendue déjà par St Paul venant soumettre à l’Église ses révélations (Galates 2,1-5).

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Fiche mise à jour le 17/03/2025

 

 



[1] Imedia.news - Aleteia – La Croix – Cathobel – Zénith – Tribune chrétienne – Riposte catholique – Cath.ch.

[2] Cf. Benoît XVI cité dans la note 24 des Normes procédurales.

[3] Orientations générales : "11. Bien que les dispositions qui suivent prévoient la possibilité d'un discernement au sens du n. 10, il faut préciser qu'il ne faut ordinairement pas attendre de l'autorité ecclésiastique une reconnaissance positive de l'origine divine de phénomènes surnaturels présumés."

[4] Orientations générales : "23.    À la lumière de ce qui précède, il est rappelé que ni l'Évêque diocésain, ni les Conférences épiscopales, ni le Dicastère, en règle générale, ne déclareront que ces phénomènes sont d'origine surnaturelle, même lorsqu'un Nihil obstat est accordé (cf. n. 11). Étant entendu que le Saint-Père peut autoriser une procédure à cet égard."

[5] Id° article 22. Les exemples donnés : « Par exemple, lorsqu'un voyant présumé affirme avoir menti, ou lorsque des témoins crédibles fournissent des éléments de jugement qui permettent de découvrir la falsification du phénomène, l'intention erronée ou la mythomanie » s’appliquent difficilement à Maria Valtorta.

[6] Orientations générales - A. Nature du discernement – article 10.

[7] Procédures à suivre - A. Normes générales - Article 1

[8] Interview du 17 avril 2023.

[9] Exemple "Note sur l’expérience spirituelle liée à Medjugorje".

[10] Le constat de non supernaturalitate est un jugement déclarant l'absence de phénomène surnaturel. Il est employé dans cet exemple : Communiqué sur les apparitions et révélations de Gisella et Gianni Cardia.

[11] Voir à ce propos la mise au point du site Edifiant.fr sur l’attribution erronée au cardinal Ratzinger, d’un jugement sévère sur l’œuvre de Maria Valtorta.

[12] « Le Cardinal Prospero Lambertini, futur Pape Benoît XIV, dit à ce sujet dans son traité classique, devenu ensuite normatif pour les béatifications et les canonisations: "Un assentiment de foi catholique n'est pas dû à des révélations approuvées de cette manière; ce n'est même pas possible. Ces révélations requièrent plutôt un assentiment de foi humaine conforme aux règles de la prudence, qui nous les présentent comme probables et crédibles dans un esprit de piété" (cardinal Josef Ratzinger, Commentaire théologique, Révélation publique et révélations privées – leur lieu théologique, 26 juin 2000, § 2).

[13] Exhortation post-synodale Verbum Domini, § 14 deuxième partie.

[14] CEC § 67 : "Guidé par le Magistère de l’Église, le sens des fidèles sait discerner et accueillir ce qui dans ces révélations constitue un appel authentique du Christ ou de ses saints à l’Église."

[15] Osservatore romano du 6/1/1960 : "malgré les personnalités illustres (dont l'incontestable bonne foi a été surprise) qui ont apporté leur appui à la publication".

[16] Lettre de la conférence des évêques d’Italie : " C'est dans un esprit de véritable bien pour les lecteurs et dans l’optique d’un authentique service à la foi de l'Église que je vous demande, dans le cas d'une éventuelle réimpression des volumes …"

[17] Ainsi la communauté de l’Emmanuel décrite comme un "gros bateau" fort de ces 12.000 membres. Source Aleteia.

[18] Le premier tome est paru en 1956.

[19] "Les fidèles qui nourrissent leur vie spirituelle à ces textes sont nombreux […] beaucoup témoignent avoir trouvé la foi au fil de la lecture de Valtorta". Dom Guillaume Chevallier, dans son étude critique "L’INSPIRATION CHEZ MARIA VALTORTA", pp. 73 et 94.

[20] La lecture typologique caractérise l’approche chrétienne de la Bible. Elle consiste à voir dans l’ancien Testament (Bible avant Jésus) l’annonce du Nouveau Testament (Bible avec Jésus). Il n’y a pas d’histoire séparée. C’est pourquoi les chrétiens sont parfois appelés Judéo-chrétiens. Jésus, dans l’Évangile se réfère à l’Ancienne loi qu’il est venu accomplir et non changer. Dans l’Œuvre de Maria Valtorta de multiples épisodes montrent comment Jésus annonce son Évangile à partir des textes de l’Ancien Testament que les judéens et galiléens connaissaient parfaitement puisqu’elle faisait partie de l’enseignement. Cette approche typologique est une caractéristique omniprésente des récits de Maria Valtorta.

[21] Selon une information récente, dans le cadre des travaux qu’il poursuit depuis de nombreuses années, David Amos, un lecteur, a recensé 5.000 versets de l’Ancien Testament cités dans la forme de la Septante, texte en cours au temps du Christ.

[22] Voir la motion synodale des évêques chinois.